31 août - El Niño 36 % plus fort, lié au réchauffement climatique
Au sommaire
- El Niño 36 % plus fort, lié au réchauffement climatique - Phys.org - latest science and technology news stories
- Sécheresse et catastrophes : le pire est encore à venir - Les dernières actualités de Futura, Les dernières actualités de Futura
- Cartographier les marées par satellite, une percée inédite - Phys.org - latest science and technology news stories
- Intestin : infection et régime, deux mécanismes distincts - Phys.org - latest science and technology news stories
- Une météorite marocaine possiblement liée à l'astéroïde Bennu - Les dernières actualités de Futura
Le bulletin
Bonjour, nous sommes le lundi 31 août 2026.
Une étude publiée dans la revue Science le confirme : les épisodes El Niño sont désormais 36 % plus intenses qu'avant l'ère industrielle, avec une accélération de 16 % sur les quarante dernières années. El Niño, ce réchauffement périodique du Pacifique équatorial, perturbe la météo mondiale en amplifiant sécheresses, inondations et vagues de chaleur. Les températures de surface y atteignent actuellement 2,7 degrés au-dessus de la normale, un niveau jamais enregistré, et l'intensité devrait encore croître dans les prochains mois. Les auteurs établissent un lien direct entre cette amplification et la hausse des températures mondiales due aux émissions humaines.
Ces dérèglements ont des conséquences concrètes en France et ailleurs. La sécheresse historique de cet été a réduit les rendements agricoles de 25 à 50 %, parfois jusqu'à 100 % pour certains fruits et légumes. Les fédérations du commerce s'engagent à accepter en rayons les produits « moches », trop petits ou difformes pour être habituellement commercialisés, afin de limiter la flambée des prix. Des climatologues alertent par ailleurs que les sociétés s'habituent progressivement à des conditions de plus en plus dangereuses, au risque de ne plus percevoir l'ampleur du changement.
Sur un autre front scientifique, des chercheurs du Danemark, d'Oxford et de Munich publient une méthode inédite pour cartographier les marées côtières. En analysant des milliers d'images satellites Landsat sur quarante ans, ils mesurent les variations locales du niveau de l'eau avec une précision bien supérieure aux réseaux de capteurs physiques, espacés en moyenne de 50 kilomètres. La méthode est particulièrement précieuse dans des régions isolées comme le Groenland.
En bref. Des chercheurs de l'université Cornell montrent, grâce aux mouches drosophiles, que l'intestin répond différemment selon les agressions : les infections tuent des cellules et activent des cellules souches pour les remplacer, tandis que les changements de régime alimentaire redimensionnent les cellules existantes. Une piste pour mieux comprendre les maladies inflammatoires et les cancers digestifs. Par ailleurs, une météorite découverte dans le désert marocain intrigue les chercheurs : ses propriétés pourraient la relier à l'astéroïde Bennu, récemment étudié par la mission OSIRIS-REx de la NASA.
À demain.