5 août - Un étage Falcon 9 percute la Lune ce matin, El Niño s'emballe
Au sommaire
- Un étage Falcon 9 percute la Lune ce matin, El Niño s'emballe - Sciences et Avenir en temps réel : accueil
- El Niño s'intensifie : 2026 pourrait devenir l'année la plus chaude - Phys.org - latest science and technology news stories
- Angleterre et Pays de Galles : juillet 2026, le plus sec depuis 1836 - Sciences et Avenir en temps réel : accueil
- Face à El Niño, le Pérou lance des travaux d'urgence pour trente-six millions d'euros - Sciences et Avenir en temps réel : accueil
- Forêt atlantique : la connexion entre fragments prime sur la taille des parcelles - Phys.org - latest science and technology news stories
- Un herpèsvirus humain, mortel pour les lémuriens, identifié pour la première fois - Phys.org - latest science and technology news stories
- Chine : un gouffre de six cents mètres cache une forêt subtropicale isolée - Les dernières actualités de Futura
Le bulletin
Bonjour, nous sommes le mercredi 5 août 2026. En sciences, la journée commence par un rendez-vous astronomique attendu.
Ce matin à huit heures trente-cinq, heure de Paris, l'étage supérieur d'une fusée Falcon 9 doit percuter la surface de la Lune à neuf mille kilomètres par heure. Ce résidu spatial d'une douzaine de mètres, vestige d'une mission de janvier 2025, parcourt depuis lors une orbite très elliptique qui croise celle de la Lune. L'impact, prévu près du cratère Einstein dans la partie nord-ouest du disque lunaire, devrait éjecter plus de mille tonnes de régolithe. En France métropolitaine, l'événement a lieu en plein jour, mais les observateurs des Antilles françaises pourront tenter de l'apercevoir à deux heures trente-cinq du matin.
Sur le front climatique, les scientifiques tirent la sonnette d'alarme. Selon les chercheurs de Berkeley Earth, la probabilité que 2026 surpasse 2024 comme année la plus chaude jamais enregistrée est désormais de trente-cinq pour cent, contre seulement sept pour cent en mars. En cause : un El Niño d'ampleur potentiellement exceptionnelle. La quasi-totalité des océans du globe enregistrent des températures record depuis juin, et les effets sur la température mondiale devraient se faire sentir dans les semaines à venir.
En Angleterre et au Pays de Galles, juillet 2026 vient d'être officiellement classé le mois le plus sec depuis le début des relevés météorologiques en 1836. Seulement six virgule cinq millimètres de pluie sont tombés en Angleterre, soit dix pour cent de la normale saisonnière. Face à ce danger climatique, le Pérou a engagé cent quarante millions de sols, soit trente-six millions d'euros, en travaux d'urgence pour protéger ses cours d'eau avant la saison des pluies qui devrait être particulièrement intense cette année.
En biodiversité, une étude publiée dans le Journal of Ecology révèle que pour la forêt atlantique brésilienne, la connexion entre fragments forestiers est plus déterminante que leur taille pour permettre la régénération naturelle. Un petit bosquet bien connecté se régénère mieux qu'un grand îlot isolé.
Des chercheurs de l'université de Floride ont identifié pour la première fois par analyse moléculaire le virus herpès humain chez des lémuriens détenus en captivité privée, où il se révèle fatal pour ces primates sans immunité naturelle.
Pour finir, au sud-ouest de la Chine, le gouffre naturel de Xiaozhai Tiankeng, profond de plus de six cents mètres, abrite une forêt subtropicale isolée dotée d'un microclimat unique et d'une biodiversité encore largement inconnue des scientifiques.
À demain.