17 août - Incendies en Europe : deux morts à Salamine, 3 000…
Au sommaire
- Incendies en Europe : deux morts à Salamine, 3 000 hectares ravagés en Belgique - RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale, franceinfo- Monde
- Trump réduit les manoeuvres avec la Corée du Sud pour ménager Kim Jong-un - BBC News, France 24 - Infos, news & actualités - L'information internationale en direct
- Gaza : Kushner rencontre le Hamas en Égypte pour relancer le plan de paix - RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale
- Cisjordanie : des familles palestiniennes assiégées par des colons, sans eau ni vivres - franceinfo- Monde
- Le Ghana, champion de la demande de réparations pour la traite négrière à l'ONU - BBC News
Le bulletin
Bonjour, voici votre bulletin monde du lundi 17 août 2026.
L'Europe brûle. Deux fronts majeurs ont mobilisé les secours ce week-end. En Grèce d'abord, sur l'île de Salamine, à quelques minutes en bateau d'Athènes, deux incendies se sont déclarés presque simultanément dimanche après-midi, dans des circonstances qui ont immédiatement orienté les enquêteurs vers la piste criminelle. En sept minutes, les flammes sont devenues incontrôlables sous l'effet de rafales à soixante et un kilomètres par heure. Deux personnes - un couple de personnes âgées - ont péri avant que les pompiers puissent intervenir. Dix autres ont été hospitalisées pour des brûlures. Deux cent soixante pompiers, cinquante-neuf camions, dix avions et sept hélicoptères ont été mobilisés. La Grèce connaît depuis fin juillet plusieurs incendies de grande ampleur, attisés par des vents d'une force inhabituelle. En Belgique, c'est dans le parc naturel des Hautes-Fagnes, à l'est du pays, qu'un incendie sans précédent dans l'histoire récente a consumé trois mille hectares de tourbières et de forêts. Les fumées toxiques ont traversé la frontière française jusqu'en Moselle, où une alerte à la pollution a été déclenchée. Des renforts des Pays-Bas et d'Allemagne ont prêté main-forte aux quelque deux cent cinquante pompiers belges. Trois villages ont été évacués.
Sur la scène internationale, Donald Trump a créé la surprise dimanche en annonçant sur Truth Social qu'il allait « réduire considérablement » la participation américaine aux exercices militaires annuels avec la Corée du Sud, baptisés Ulchi Freedom Shield, qui devaient débuter lundi pour onze jours. En cause, selon lui, sa « très bonne relation avec Kim Jong-un » et le fait que Séoul a refusé de se joindre aux opérations américaines contre l'Iran. « Ces exercices envoient un signal totalement inapproprié et hostile », a-t-il écrit. Le ministère de la Défense sud-coréen a cependant confirmé que les exercices avaient bien commencé « comme prévu », laissant entendre que la déclaration présidentielle n'avait pas modifié le calendrier opérationnel. Cette mise en cause d'un allié de soixante-dix ans illustre la singularité de la politique étrangère trumpienne : punir par des symboles militaires ceux qui refusent de le suivre.
À Gaza, l'émissaire américain Jared Kushner a passé dimanche en Égypte, rencontrant successivement le président Al-Sissi, les pays médiateurs - Égypte, Qatar, Turquie - et une délégation du Hamas. L'objectif : relancer la mise en oeuvre du plan de paix voulu par Trump, qui prévoit le désarmement du Hamas, le retrait israélien et l'installation d'un comité de technocrates palestiniens pour administrer Gaza. Selon des sources proches du mouvement islamiste, Kushner s'est engagé à rendre le retrait israélien concomitant avec le désarmement - mais a rejeté l'idée de dépôts d'armes à l'intérieur de l'enclave. Kusher se rend en Israël lundi. Depuis le début de la guerre en octobre 2023, plus de soixante-dix mille Gazaouis ont péri.
En Cisjordanie, le village de Qusra est assiégé depuis une semaine. Trois familles palestiniennes se retrouvent coupées de l'eau et de l'électricité par des colons israéliens qui ont installé un campement autour de leurs maisons, avec l'intention de les chasser pour s'emparer des terres. « Même s'il ne nous reste plus rien à manger, je resterai sur mes terres, quitte à y mourir », a déclaré l'un des habitants par téléphone aux journalistes de France Télévisions. Des images de vidéosurveillance montrent des soldats israéliens priant aux côtés des colons, alimentant une profonde défiance envers l'armée.
Enfin, un focus sur le Ghana, qui mène depuis un an la bataille mondiale pour les réparations liées à la traite négrière. C'est le Ghana qui a porté à l'ONU, en mars, la résolution reconnaissant l'esclavage comme « le plus grand crime contre l'humanité » - une résolution que les États-Unis ont votée contre et que tous les pays européens ont refusé de soutenir. En juin, Accra a accueilli un sommet réunissant des délégués de quatre-vingts pays. Le Ghana, pays hôte de départ de plus de dix pourcent des douze millions d'Africains déportés, ne peut pas se taire sur ces questions, explique son ministre des Affaires étrangères. Ce dossier, longtemps marginal, est en train de devenir un enjeu diplomatique de premier plan.
Merci de nous avoir écoutés. À demain.