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18 OCT - Mobilisation massive contre la vie chère en France

dimanche 18 octobre 2026 · 2 min 33

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Le bulletin

Bonjour, nous sommes le dimanche 18 octobre 2026.

La journée du samedi dix-sept octobre a mis en lumière une profonde exaspération sociale et économique. Des centaines de milliers de Français ont défilé partout dans le pays pour dénoncer la vie chère et défendre les services publics. Dans les cortèges, les pancartes racontaient des histoires concrètes : familles qui survivent à peine au smic, salariés qui ne joignent plus les deux bouts, parents qui demandent des moyens pour l'école. Le mouvement réunissait gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants, dans une convergence inédite depuis plusieurs années, selon les observateurs.

La mobilisation a basculé en fin de journée. Environ mille deux cents personnes ont été interpellées, et cent cinquante policiers blessés, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu. À Limoges, l'hôtel de ville, édifice classé de 1883, a été en grande partie ravagé par un incendie, son campanile s'est effondré. À Lyon, l'office du tourisme place Bellecour a également brûlé. Des mairies ont été prises d'assaut à Lille, Marseille et Bordeaux. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a réclamé une réponse judiciaire « extrêmement ferme », et Emmanuel Macron a promis que ceux qui ont « cassé et pillé » seraient poursuivis.

À l'opposé, une confrontation sociale a été évitée dans le transport aérien. Cinq syndicats représentant pilotes, hôtesses et stewards avaient déposé un préavis de grève du dix-sept au vingt et un octobre, en plein départ en vacances de la Toussaint. Ils contestaient une réforme du cumul emploi-retraite jugée « punitive » pour leur profession, soumise à un suivi médical strict et à un âge de fin d'activité imposé par la loi. Après des avancées obtenues auprès du gouvernement dans la rédaction du texte, l'intersyndicale a suspendu son préavis.

Les lycéens, très présents dans les cortèges, placent l'éducation au cœur de leurs revendications. La plateforme d'orientation post-bac Parcoursup cristallise une partie de la colère, plusieurs associations lycéennes demandant son abolition pure et simple. Sous la pression de la mobilisation, le gouvernement s'est engagé à proposer des améliorations au dispositif avant la fin du mois.

À demain.

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